Découvrez l’interview de Dendo AZEMA, chargée de politique ISR d’Aéma Groupe, qui fait le point sur les évolutions 2024-2025 au micro de L’AGEFI.
L’investissement durable a le vent en poupe, mais aussi de grands défis à relever : décarbonation des portefeuilles institutionnels à la lumière des accords de Paris, gestion des risques liés au changement climatique, contexte légal en pleine évolution…
A l’occasion du Forum des investisseurs institutionnels organisé par L’Agefi, Déndo Azema est notamment revenue sur le (très) riche calendrier réglementaire européen en 2024.
Les 4 changements à suivre :
1. Le SFDR de l’UE (règlement sur la divulgation des informations financières en matière de durabilité) devrait être révisé, afin de proposer une nouvelle classification plus lisible pour les investisseurs finaux. Bonne nouvelle !
2. Le déploiement de la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) qui donne un nouveau cadre de reporting extra-financier. Les entreprises se mettent en ordre de marche !
3. La proposition de directive CS3D (Corporate Sustainability Due Diligence Directive) impose le devoir de vigilance au cœur de la stratégie des entreprises : elles devront prendre des mesures pour réduire ou supprimer les incidences négatives de leurs activités sur les droits humains, sociaux et sur l’environnement. A vos plans de transition !
4. La norme sur les greenbonds européens devrait faciliter le choix d’obligations vertes de qualité, alignées sur la taxonomie de l’UE. Un instrument précieux pour financer les investissements liés à la transition énergétique.
Le groupe renouvelle cette année son soutien à un Plastic Treaty ambitieux en signant le « Finance Statement on Plastic Pollution » aux côtés de 160 signataires internationaux. Une déclaration commune qui veut soutenir et compléter le Plastic Treaty, instrument juridiquement contraignant à l’échelle internationale né de la déclaration des Nations Unies de mars 2022.
Sans action réelle, les déchets plastiques dépasseront d’ici 2040 les + de 250 millions de tonnes annuelles dans le monde. Une menace croissante pour la planète, mais aussi un vrai enjeu de santé et d’économie.
Pour endiguer ce problème, un changement systémique est indispensable. Et le secteur financier joue un rôle clé dans l’atténuation des risques financiers liés à la pollution plastique, ainsi que la redirection des flux financiers mondiaux vers des activités vertueuses et non-polluantes.
Sans action réelle, les déchets plastiques dépasseront d’ici 2040 les + de 250 millions de tonnes annuelles dans le monde. Une menace croissante pour la planète, mais aussi un vrai enjeu de santé et d’économie.
Pour endiguer ce problème, un changement systémique est indispensable. Et le secteur financier joue un rôle clé dans l’atténuation des risques financiers liés à la pollution plastique, ainsi que la redirection des flux financiers mondiaux vers des activités vertueuses et non-polluantes.
Il est temps d’agir ! La preuve par 3 :
→ Acte 1 : en novembre dernier, Aéma Groupe signait la lettre ouverte du CDP, invitant les gouvernements à rendre obligatoire la divulgation des données liées au plastique.
→ Acte 2 : désormais, Aéma Groupe entend peser aux côtés de 160 acteurs financiers du monde entier dans les prochaines négociations sur la pollution plastique du 23 au 29 avril à Ottawa.
→ Acte 3 ? Poursuivre notre mission de groupe d’assurance mutualiste et activiste en pesant dans les débats à venir pour penser ensemble un monde plus durable.
Observatoire de la protection : 1 Français sur 5 déclare se sentir mal protégé
Les préoccupations des Français à la loupe : Aéma Groupe dévoile les résultats du Baromètre de l’Observatoire de la protection 2024, 3ème édition d’une vaste consultation déployée cette année en France et en Europe.
Dès sa création, Aéma Groupe a lancé l’Observatoire de la protection pour prendre le pouls des Français en matière de protection, suivre l’évolution d’indicateurs clés inhérents à leurs sentiments d’appréhension et permettre au groupe, mais aussi à tous les acteurs impliqués, de proposer des solutions qui s’inscrivent dans le temps long, en adéquation avec les attentes.
Pour la première fois cette année, et à l’occasion des élections européennes, le baromètre s’enrichit d‘un focus européen, avec une étude sur les sujets de prévention, climat, inflation et santé réalisée dans 5 pays : Pologne – Allemagne – Italie – Royaume-Uni et Suède
Si leur ancrage dans les territoires et l’organisation mutualiste permettent aux marques du groupe – MACIFAÉSIO mutuelleAbeille AssurancesOfi Invest– de regarder les enjeux de protection à hauteur d’homme, l’Observatoire de la protection est un outil qui permet de renforcer les actions concrètes pour y répondre, avec toute la diversité de nos métiers.
Appréhensions profondément installées, nouvelles sources de stress… Cette consultation met en lumière l’évolution de notre rapport aux risques et les besoins d’accompagnement au sein de notre société. Face à l’ampleur des crises successives – du covid au pouvoir d’achat, de la santé au réchauffement climatique – le baromètre révèle chaque année un sentiment de protection précaire de la part des Français, qui se sentent « très moyennement protégés » face aux aléas de la vie.
Parallèlement, l’indice de confiance dans les assureurs mutualistes continue d’augmenter : face aux grandes transitions que traverse la société française, ce sont les solutions durables et collectives, alliant solidarité et valeurs mutualistes qui sont les plus plébiscitées.
Continuons à avancer en ce sens : Aéma Groupe répond présent !
La solidité économique au service de la redistribution mutualiste : après seulement 3 ans d’existence, Aéma Groupe atteste d’une croissance rentable malgré une conjoncture difficile.
# UN NOUVEAU GROUPE DE PROTECTION MUTUALISTE
• Fondé en 2021 par Macif et AÉSIO mutuelle qui constituent sa gouvernance, Aéma Groupe a rejoint en 3 ans le top 5 du secteur de l’assurance et de la gestion d’actifs, avec l’acquisition d’Abeille Assurances en 2021 suivie de la création d’Ofi Invest en 2022 et de l’affiliation de la Mutuelle des Métiers de la Justice (MMJ) en 2023.
• Poursuivant sa stratégie d’ouverture, Aéma Groupe porte ainsi le modèle mutualiste au premier plan sur le marché de l’assurance et dans l’évolution de sa chaîne de valeur via quatre acquisitions en 2023 : Mondial Pare-Brise par Macif, Union Financière de France (UFF, rachat des parts minoritaires) et Les Bureaux de l’Epargne par Abeille Assurances, et Egamo par Ofi Invest*.
# DÉVELOPPEMENT
• Comme en 2021 et en 2022, Aéma Groupe poursuit la croissance organique de son portefeuille de sociétaires, adhérents et clients avec 130 000 nouveaux assurés en 2023, protégeant ainsi plus de 11,7 millions de personnes. • En 2023, Aéma Groupe affiche un chiffre d’affaires de 15,6 milliards d’euros présentant des dynamiques métiers contrastées avec un développement positif sur l’IARD et la Santé-Prévoyance et un recul en Epargne-Retraite.
# REDISTRIBUTION
• En 2023, le groupe a accru sa capacité de redistribution en versant à ses assurés plus de 9,2 milliards d’euros (vs 8,9 milliards d’euros en 2022). Fidèle à son modèle mutualiste, sans actionnaire financier, Aéma Groupe présente un niveau de redistribution des prestations (en IARD et en Santé-Prévoyance) et des produits financiers (en Epargne-Retraite) à ses sociétaires, adhérents et clients, parmi les meilleurs du marché.
# SOLIDITÉ ÉCONOMIQUE
• Malgré une conjoncture difficile, Aéma Groupe maintient un résultat net positif, à 50,9 millions d’euros en 2023 (en baisse de 58,2 %). Ce résultat est notamment marqué par la dégradation de la marge technique de l’activité IARD (ratio combiné de 105,6 %) pénalisée par une charge climatique nette de 446 millions d’euros et une forte inflation des coûts moyens de réparation. En Santé-Prévoyance, le ratio combiné est en amélioration à 100,9 % sous l’effet d’une sinistralité plus favorable, et des premiers résultats des plans de redressement initiés en 2022 sur ce métier. L’Epargne-Retraite et la Gestion d’Actifs contribuent positivement au résultat net du groupe. • La solvabilité est en progression de 23 points depuis la création du groupe en 2021 atteignant 178 % en 2023. La baisse de 10 points observée depuis 2022 s’explique notamment par le choix du non-renouvellement de la dette subordonnée de 400 millions d’euros arrivée à échéance en 2023. Ce choix s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de réduction du niveau d’endettement du groupe.
# À VOS MARQUES – le plan stratégique à horizon 2026
• Après 3 ans de croissance, le nouveau plan stratégique 2024-26 « Aéma 2026 : À vos marques ! » a pour objectif de consolider l’assise du groupe et de ses marques (Macif, AÉSIO mutuelle, Abeille Assurances, Ofi Invest) à travers le développement de synergies et l’affirmation de sa différence mutualiste.
AÉMA GROUPE : UNE DIVERSIFICATION EQUILIBRÉE DES ACTIVITÉS ET DES RISQUES
1. Un chiffre d’affaires qui reflète le marché français de l’assurance
Le chiffre d’affaires du groupe s’élève à 15,6 milliards d’euros pour l’exercice 2023, en légère baisse de 3,1 %.
Pour le métier IARD, les cotisations acquises augmentent de +4,2 %et atteignent 5,7 milliards d’euros, contribuant pour 37 %au chiffre d’affaires consolidé du groupe. Cette hausse est portée par une bonne dynamique de développement aussi bien sur l’auto que sur l’habitation.
Pour le métier Santé-Prévoyance, les cotisations acquises augmentent de +2,7 %** et atteignent 3,3 milliards d’euros, contribuant pour 21 % au chiffre d’affaires consolidé du groupe.
**+0,6 % à périmètre constant
Le métier Épargne-Retraite, avec une collecte brute de 6,6 milliards d’euros, contribue pour 42 % au chiffre d’affaires consolidé du groupe. L’activité enregistre une baisse de -11,1 % àpérimètre constant. Les encours sur lesquels sont assis la majeure partie des revenus du secteurÉpargne-Retraite sont néanmoins en augmentation à 107,4 milliards d’euros, confirmantainsi la soliditédu modèle.
2. Une contribution économique portée par l’Epargne-Retraite et par la Gestion d’Actifs
Le résultat net part du groupe en 2023 est de 50,9 millions d’euros, en baisse de 58,2 %.
Il est marqué par la baisse de la marge technique sur l’activité IARD (ratio combiné de 105,6 %), pénalisée par une année sinistrée sur le plan climatique, le durcissement des conditions de réassurance et une inflationimportante descoûts moyens de réparation.
En Santé-Prévoyance, la marge technique s’améliore sous l’effet des redressements tarifaires (ratio combiné de 100,9 %), d’une amélioration du solde technique et d’une réduction du taux de frais. Par ailleurs, la marge financière évolue positivement à la suite de la hausse des taux et de la réalisation de plus-values.
Le résultat net Épargne-Retraite reste le principal contributeur du résultat net du groupe avec une contribution de 100,8 millions d’euros, mais enregistre une baisse par rapport à fin 2022, en partie expliquée par l’effet « année pleine » de la charge financière liée à la dette subordonnée émise par Abeille Vie en 2022.
L’encours d’actifs sous gestion s’élève à 203,6 milliards d’euros (+13,7 % vs 2022), marqué notamment par le rachat d’Egamo (18,5 milliards d’euros d’actifs sous gestion) par Ofi Invest au 31 décembre 2023***. La gestion d’actifs contribue positivement au résultat net du groupe pour 47 millionsd’euros.
3. Une solvabilité en hausse depuis la création du groupe
Le taux de couverture Solvabilité2 (S2) du groupe est de 178 %,en recul de 10 points par rapport à 2022.
Cette baisse s’explique principalement par le remboursement d’une dette subordonnée externe de 400 millions d’euros en mars 2023, ainsi que par l’évolution des conditions de marchés et la commutation d’un traité de réassurance. Ces deux dernierspointsont augmenté le besoinen capital en 2023.
2023, DERNIÈRE ANNÉE D’UN PREMIER PLAN STRATÉGIQUE RÉUSSI
Un groupe en croissance qui porte un modèle solide et pertinent face à la conjoncture
En associant des marques fortes (AÉSIO mutuelle, Macif, Abeille Assurances, Ofi Invest), référentes sur leurs marchés, aux expertises complémentaires et mues par un socle de valeurs communes, Aéma Groupe couvre l’ensemble des besoins en protection de plus de 11,7 millions d’assurés (+130 000 sociétaires, adhérents et clients en 2023).
Malgré la conjoncture difficile et volatile qui a marqué ses trois premières années d’existence, Aéma Groupe maintient sa position dans le top 5 sur le marché de l’assurance et de la gestion d’actifs (via Ofi Invest) en France en 2023.
Fort de la pertinence de son modèle mutualiste unique, Aéma Groupe a su construire un ensemble solide et en croissance continue grâce à la stabilité de sa gouvernance portée par deux mutuelles, Macif et AÉSIO mutuelle, porteuses d’une vision à long terme – et grâce à la complémentarité de ses métiers, de ses réseaux de distribution et de ses risques.
L’affirmation d’un modèle mutualiste activiste
Dans un contexte socio-économique incertain et dans une société en quête d’un projet collectif porteur de sens et d’avenir, Aéma Groupe se positionne comme acteur de l’économie sociale et solidaire, fier de son identité mutualiste.
Par ses activités, Aéma Groupe affiche en 2023 un montant inédit de 9,23 milliards d’euros redistribués à ses assurés, en hausse de 330 millions d’euros par rapport à 2022, soit 4,38 milliards en prestations IARD, 2,58 milliards en prestations Santé-Prévoyance et 2,27 milliards de produits financiers en Epargne-Retraite.
Engagé pour la société et l’environnement, Aéma Groupe a développé depuis 3 ans des prises de positions et a déployé des actions au service des transitions. Fort de ses valeurs et de ses convictions mutualistes, le groupe agit en actionnaire, mais aussi en investisseur responsable via les portefeuilles des sociétés d’Aéma Groupe, conscient de l’urgence de faire accélérer leur transition vers des pratiques plus durables. Avec plus de 200 milliards d’euros d’actifs sous gestion, la capacité d’investissement conséquente d’Aéma Groupe est un véritable levier pour accélérer les transitions face aux enjeux climatiques et sociétaux. Depuis 2021, Aéma Groupe a ainsi investi plus de 6 milliards d’euros dans des obligations vertes, sociales et durables, dont plus de 1,3 milliard d’euros en 2023.
Convaincu que l’union fait la force, Aéma Groupe a par ailleurs rejoint un certain nombre d’initiatives de place – Principes pour l’Investissement Responsable (PRI), Forum pour l’Investissement Responsable (FIR) – et participe ainsi activement aux débats et aux engagements de l’écosystème. À travers son adhésion à la Net Zero Asset Owner Alliance (NZAOA), Aéma Groupe s’est doté d’une stratégie ambitieuse pour décarboner son portefeuille. Le groupe a également signé en juillet 2023 l’appel Deep Sea Mining de la Finance for Biodiversity Foundation (FFBF) pour aider, protéger et restaurer la biodiversité et les écosystèmes à travers leurs investissements et activités de financement.
À VOS MARQUES ! UN NOUVEAU PLAN STRATEGIQUE A HORIZON 2026
Le premier plan stratégique d’Aéma Groupe «Cap2023:Construirepourconquérir»a permis d’installer un nouvel acteur mutualiste de premier plan sur le marché de l’assurance français.
Conforté par cette croissance réussie, le groupe annonce s’engager dans un nouveau plan stratégique baptisé
« Aéma 2026 : À vos marques ! » Dans un contexte macroéconomique sous tension, ce second plan vise à consolider le projet commun du groupe, son assise économique et financière et celles de ses entités.
S’appuyant toujours sur la gouvernance de ses mutuelles fondatrices et sur sa nouvelle structuration autour de ses 4 marques, il articule les plans stratégiques respectifs de Macif, AÉSIO mutuelle, Abeille Assurances et Ofi Invest autour de plusieurs priorités communes :
La croissance et le développement de la qualité de services des marques ;
La poursuite des synergies au sein du groupe ;
L’affirmation d’une différence mutualiste notamment via la défense des intérêts de ses assurés, et de ses intérêts en tant qu’assureur en France et en Europe au regard de l’intensification réglementaire ;
La poursuite d’une stratégie d’ouverture afin d’anticiper les futurs besoins en matière de protection et d’asseoir un positionnement plus large que le seul métier assurantiel ;
Le renforcement de son impact sur la société et l’environnement à travers des engagements en faveur d’une finance et d’une assurance responsables, avec un objectif de réduction de 50 % de son empreinte carbone dans ses portefeuilles d’investissement.
Avec le déploiement de ce nouveau plan stratégique sur la période 2024-2026, Aéma Groupe entend ainsi répondre à son ambition originelle de garantir une protection de qualité et accessible au plus grand nombre face aux difficultés économiques, sociales et environnementales.
Transitions écologiques : place à l’action ! #POwR.Earth
Plus nous serons conscients des défis à relever, plus nous serons prêts à agir !
Être réaliste, ce n’est pas être fataliste et c’est le socle de notre posture activiste chez Aéma Groupe.
C’est d’ailleurs une conviction qu’a partagée avec nous Bertrand Piccard, fondateur de Solar Impulse Foundation, à qui nous avons tendu le micro lors du POwR.Earth Summit 2024 : « Être réaliste c’est quand vous cherchez des solutions indépendamment des idéologies. »
Et trouver des solutions pour agir et vite, c’était justement le point commun de ces deux jours de rencontres organisés les 14 et 15 mars derniers, avec, en ouverture, une intervention exceptionnelle de Barack Obama placée sous le signe de la volonté.
Aux côtés de spécialistes du climat, d’experts de l’énergie et d’innovateurs de tout bord, Aéma Groupe a pu faire valoir sa vision en tant qu’acteur clé des transitions. Invité à partager ses réflexions avec François Gemenne, Laetitia Brottier, Arash Derambarsh et Enora Hamon, Adrien Couret, directeur général d’Aéma Groupe, l’a rappelé : « Les assureurs sont en première ligne et l’assurance doit continuer de jouer son rôle d’amortisseur pour accompagner les sinistrés face aux effets dévastateurs du changement climatique. »
Ces deux jours nous ont aussi offert l’occasion de partir à la rencontre des nombreux intervenants, tous partageant le même objectif d’accélération des transitions pour construire un futur désirable.
A retrouver au micro d’Aéma Groupe : François Gemenne, Bertrand Piccard, Bruno David, Arash Derambarsh, Stanislas Pottier, Thomas Rivron, directeur des investissements d’Abeille Assurances, et Adrien Couret.
Un grand merci pour ces éclairages dont nous retenons 3 enseignements majeurs :
Les actions écologiques doivent être accompagnées d’actions sociales. Le modèle mutualiste est particulièrement bien adapté pour apporter des solutions à ce double enjeu.
Les entreprises, banques et assurances prennent conscience de leur pouvoir économique pour financer la transition énergétique. Ça bouge côté finance durable, et c’est tant mieux.
C’est du dialogue et des synergies avec les pouvoirs publics et les citoyens que surgissent les réponses. Continuons à cultiver notre esprit d’ouverture.
Revivez les grands moments de cet événement exceptionnel qui a rassemblé des experts internationaux de renom grâce à la vidéo récap.
Une initiative de fonds d’investissements ciblés sur la biodiversité
10 investisseurs institutionnels français lancent une initiative de place pour constituer des fonds d’investissements ciblés sur la biodiversité.
Paris, le 28 mars 2024 Dans une démarche inédite, 10 des plus grands investisseurs institutionnels français (Abeille Assurances (Aéma Groupe), BNP Paribas Cardif, BPCE Assurances, la Caisse des Dépôts, CNP Assurances, EDF Gestion, MAIF, MACIF (Aéma Groupe), Malakoff Humanis, Société Générale Assurances) lancent, sur le modèle des Fonds Objectifs Climat, une initiative de place dédiée à la valorisation de la biodiversité dans les portefeuilles de placements financiers.
Ils se sont fédérés avec le soutien de l’AF2i afin de rassembler des capitaux pour financer les entreprises dont les activités participent à la réalisation des objectifs internationaux de protection et de restauration de la biodiversité.
Cette initiative collective marque une étape importante dans la définition de plans d’actions et de trajectoires financières intégrant les enjeux de la biodiversité. Les investisseurs institutionnels ont en effet un rôle majeur à jouer dans la réorientation des flux financiers en faveur de la biodiversité et, plus largement, dans le respect des objectifs du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming- Montréal, et notamment de sa cible 19, en réorientant et fléchant toujours davantage de flux financiers en faveur de la biodiversité. Cette démarche souligne la volonté des investisseurs institutionnels d’agir en faveur de la nature et des écosystèmes en finançant de nouveaux modèles d’affaires afin de favoriser l’émergence de solutions œuvrant en faveur de la biodiversité.
Le ou les fonds potentiellement créés dans le cadre de cette initiative seront guidés par une ambition claire, à savoir positionner les investisseurs institutionnels français sur les approches les mieux-disantes en matière de financement des solutions biodiversité et notamment sur les sociétés de petites et moyennes capitalisations avec pour objectifs :
De contribuer via des portefeuilles d’investissement aux objectifs internationaux de protection et de préservation de la biodiversité,
D’adopter une approche méthodologique relative à la prise en compte de la problématique de la biodiversité dans la gestion financière,
De financer les apporteurs de solutions biodiversité en ce qui concerne les actifs cotés (et potentiellement les actifs non cotés) en s’inscrivant dans une démarche à impact positif.
L’objectif des fonds biodiversité est d’accompagner le développement de méthodes avancées relatives à la prise en compte de la biodiversité dans la gestion financière, dans le respect des objectifs de rendement/risque et des critères de responsabilité sociale, environnementale et de gouvernance répondant aux meilleurs standards des investisseurs responsables.
Réunis en groupe de travail, les dix investisseurs institutionnels lanceront d’ici fin juillet 2024 un appel aux sociétés de gestion en vue de sélectionner les établissements proposant les méthodes les plus innovantes et les plus adaptées dans la prise en compte des enjeux de biodiversité dans la gestion financière.
Pour accompagner cet objectif ambitieux, les fonds pourront s’appuyer sur un comité scientifique dédié permettant aux investisseurs institutionnels de réfléchir collectivement et opérationnellement aux approches les plus adaptées pour une intégration réussie de la biodiversité dans les décisions d’investissement et pour se conformer notamment aux exigences de l’article 29 de la Loi Energie Climat.
A travers cette collaboration inédite, les investisseurs institutionnels français témoignent de leur rôle central dans la mobilisation des capitaux en faveur de la protection de la biodiversité, et plus largement de nos sociétés.
Pour Aéma Groupe, la note globale concernant l’égalité femmes / hommes en matière de rémunération est de 93/100. Depuis la loi « Avenir professionnel » du 5 septembre 2018, les entreprises de plus de 50 salariés sont évaluées sur l’égalité femmes / hommes, en fonction d’un index formalisé par une note sur 100. Cette note prend en compte divers critères permettant d’apprécier la politique de l’entreprise en matière d’égalité femmes hommes tels que :
la suppression des écarts de salaire entre les femmes et les hommes, à poste et âge comparables,
la même chance d’avoir une augmentation pour les femmes que pour les hommes,
la même chance d’obtenir une promotion pour les femmes que pour les hommes,
tous les salariés augmentés à leur retour de congé maternité ou d’adoption dès lors que des augmentations ont été données en leur absence,
au moins 4 salarié(e)s du sexe sous représenté dans les 10 plus hautes rémunérations. Pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2023, les notes respectives des principales entités d’Aéma Groupe sont :
Index égalité femmes / hommes 2024 SGAM
Index égalité femmes / hommes 2024 : les chiffres et objectifs de progression de la SGAM Aéma Groupe
Pour la SGAM Aéma Groupe, la note globale concernant l’égalité femmes / hommes en matière de rémunération est de 81/100.
Depuis la loi « Avenir professionnel » du 5 septembre 2018, les entreprises de plus de 50 salariés sont évaluées sur l’égalité femmes / hommes, en fonction d’un index formalisé par une note sur 100.
Cette note prend en compte divers critères permettant d’apprécier la politique de l’entreprise en matière d’égalité femmes hommes tels que :
la suppression des écarts de salaire entre les femmes et les hommes, à poste et âge comparables,
la même chance d’avoir une augmentation pour les femmes que pour les hommes,
la même chance d’obtenir une promotion pour les femmes que pour les hommes,
tous les salariés augmentés à leur retour de congé maternité ou d’adoption dès lors que des augmentations ont été données en leur absence,
au moins 4 salarié(e)s du sexe sous représenté dans les 10 plus hautes rémunérations.
Pour la période du 1er janvier au 31 décembre 2023, le détail des indicateurs est :
Compte tenu du résultat de l’Index de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes 2024 (81 points sur 100), les objectifs de progression formalisés en 2023 sont reconduits. Ils portent sur les indicateurs dont la note maximale n’a pas été atteinte :
Écart de rémunération : identifier et analyser les raisons de ces écarts afin de mettre en œuvre des mesures correctives pour les réduire. Les premières mesures ont été présentées et mises en œuvre en octobre 2023.
Dix plus hautes rémunérations : accompagner les femmes dans les niveaux de classification où elles sont sous-représentées en favorisant l’égal accès aux postes à responsabilité et l’accompagnement dans la mobilité professionnelle.
Il est rappelé la signature de l’accord relatif à l’égalité professionnelle en date du 5 avril 2023. Cet accord prévoit les mesures et engagements qui sont mis en œuvre progressivement au sein de l’entreprise.
Aéma Groupe signe et s’engage contre le sexisme dit « ordinaire » en entreprise
Le 25 janvier, lors de la journée nationale de lutte contre le sexisme, Aéma Groupe, acteur majeur de l’ESS, a pris un engagement fort contre le sexisme dit « ordinaire » en entreprise en rejoignant l’initiative #StOpE.
Déjà signé par Abeille Assurances dès son lancement en 2018, cet engagement vient confirmer la volonté du groupe et de ses marques de lutter contre les manifestations de sexisme dit « ordinaire » en entreprise.
Aéma Groupe se positionne aux côtés de 200 autres organisations, entreprises et associations et réaffirme ainsi son engagement de long terme à promouvoir le respect et la reconnaissance des femmes et des hommes au travail, tout en favorisant l’égalité professionnelle. Cette démarche s’est notamment déjà concrétisée au travers du score de 93/100 obtenu par Aéma Groupe en 2023 à l’index égalité femmes/hommes.
Cette initiative est coordonnée par l’Association Française des Managers de la Diversité et placée sous le haut patronage du Ministère délégué chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. Elle définit 8 engagements prioritaires à déployer et constitue un espace de partage précieux pour faire bouger les lignes.
En tant qu’acteur majeur de l’ESS, la démarche #StOpE s’inscrit dans la continuité des engagements de toutes les marques d’Aéma Groupe. Elle résonne fortement avec les valeurs d’éthique et de prévenance intrinsèques au mutualisme que le groupe a à cœur de promouvoir depuis sa création. Cet engagement renforce la position d’Aéma Groupe en tant qu’acteur engagé pour l’égalité et le respect en entreprise.
Hausse des sinistres climatiques : l’heure des choix de société
Découvrez, ou redécouvrez, la Tribune d’Adrien Couret dans le magazine News Assurance Pro sur le Bilan 2023 de l’assurance.
Sécheresse, tempêtes, inondations… Ces deux dernières années nous ont montré que nous entrons dans une ère où ce qui était autrefois exceptionnel devient désormais la norme. Dans ce monde nouveau, l’assurance devient un sujet politique et social majeur. Face à ce changement de cycle, notre secteur traverse actuellement une crise sévère et, avec lui, le système de protection, qui peine de plus en plus à répondre aux besoins croissants des Français. En cause, d’abord, les événements climatiques et la spectaculaire hausse de la sinistralité qu’ils entraînent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2023, le coût des catastrophes naturelles a dépassé 100 milliards de dollars dans le monde pour la quatrième année consécutive. En France, les tempêtes Ciaran et Domingos, pour ne citer qu’elles, ont occasionné à l’automne dernier 517 000 sinistres pour une facture de 1,3 milliard d’euros. Sans parler des inondations de décembre et janvier dans le Nord, qui ont causé des dégâts considérables dans plusieurs centaines de communes.
L’ampleur des dégâts causés par le changement climatique et la fréquence de ces événements se voient croissants. Et si les assureurs sont en première ligne pour accompagner les sinistrés face aux effets dévastateurs du changement climatique, c’est bien là leur raison d’être, ils ont aussi un rôle décisif à jouer dans la lutte contre ses causes, en amont et en prévention. Dans les années à venir, nous verrons cette sinistralité augmenter sans cesse.
Pour l’assurance, c’est plus qu’un changement de cycle : c’est une rupture. Elle nous heurte de plein fouet et s’ajoute à une conjoncture déjà difficile, entre l’inflation qui touche tout ce que nous réparons, des pièces de rechange automobiles aux tuiles, et le récent transfert de charges de la sécurité sociale. Et la hausse des taux d’intérêt est loin de compenser cet envol structurel des coûts. De fait, depuis 2022, les charges des assureurs sont supérieures à leurs ressources.
Besoins de protection en hausse, ressources des assureurs en baisse… Une équation dangereuse au résultat très simple : augmentation du coût de l’assurance et remise en cause de l’assurabilité de certains risques. Dans les prochaines années, de plus en plus de familles et d’entreprises seront confrontées au recul de l’offre d’assurance dans les territoires. Aux États-Unis, les assureurs se retirent déjà de certaines zones. En France, le gouvernement vient de lancer une mission sur l’assurabilité des collectivités locales. Elle confirmera certainement qu’à l’ère du changement climatique, la question de l’aménagement du territoire est un enjeu majeur. Un sujet où, en tant qu’assureur, notre rôle est d’alerter, de pointer les anomalies ou encore les besoins, mais, dont les prises de décision ne nous reviennent pas. Comme celles de faire cesser certaines constructions sur des zones à risques, ou encore, celles de freiner l’artificialisation des sols, dont on connaît les effets désastreux en cas d’inondation.
Dans ce contexte périlleux, le rôle d’amortisseur social des assureurs est plus crucial que jamais. D’autant qu’au changement climatique s’ajoutent d’autres facteurs qui mettent en danger notre système de protection, à commencer par un vieillissement démographique d’une rapidité sans précédent. Entre 2020 et 2030, le nombre de Français âgés de 75 à 84 ans aura crû de 2 millions. En 2040, un tiers de la population aura plus de 60 ans, entraînant une inflation inédite des dépenses de santé, à laquelle s’ajoute l’envol des maladies chroniques.
Sinistres climatiques, hausse des dépenses de santé, vieillissement… Dans ces circonstances, l’assurance est, plus que jamais, un produit de première nécessité. Pourtant, garantir à tous une protection de qualité n’est pas négociable. C’est la raison d’être d’Aéma Groupe, en tant qu’acteur mutualiste ; c’est aussi ce qui nous a incités, comme beaucoup d’autres assureurs, à contenir la hausse de nos tarifs ces deux dernières années et préserver le pouvoir d’achat de nos assurés. Pour autant, cette situation n’est pas tenable à long terme. Alors, comment redresser la barre et sauvegarder notre système de protection ?
D’abord, en anticipant mieux les risques futurs et en nous livrant collectivement à un nécessaire exercice de prospective. Le secteur le sait et s’y attelle déjà. Mais surtout, en construisant ensemble un meilleurpartage du sort. Les assureurs ne peuvent continuer à jouer seuls leur rôle d’amortisseur. Repenser le modèle économique de l’assurance relève de la responsabilité de tous les acteurs, privés comme publics. Chacun doit prendre sa part. La réassurance, en premier lieu, dont l’intervention réduite depuis 18 mois fragilise fortement les assureurs. Mais aussi les pouvoirs publics, évidemment, car ils portent une responsabilité majeure en matière de gestion des risques, notamment par le biais du régime CATNAT ou de la cartographie préventive des risques. Sur toutes ces questions et, plus largement, sur le partage des responsabilités, il est temps d’engager un dialogue transparent si nous voulons continuer à garantir au plus grand nombre la meilleure protection possible.
Assureurs, entreprises, acteurs publics… Nous partageons tous le même objectif : construire pour le futur et pour nos enfants une société plus juste et plus durable. C’est précisément ce choix de société qui se joue aujourd’hui autour de l’assurance, véritable impératif de justice sociale. Elle que l’on présente depuis des décennies comme une simple commodité apparaît à nouveau, à la faveur des crises que nous traversons, comme ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : une nécessité, individuelle et collective. Et surtout pas un luxe.